La sclérose en plaques

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Présentation

En France 65000 à 90000 personnes sont atteintes de la Sclérose en Plaques (SEP). C’est la 1ère cause de handicap non traumatique chez l’adulte. Elle touche majoritairement des adultes jeunes (70% entre 20 et 40 ans). Elle touche plus de femmes que d’hommes.

- Qu’est-ce que la sclérose en plaques ? 
La sclérose en plaques est une maladie du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) inflammatoire et évolutive qui attaque la gaine des voies nerveuses, la myéline.
On parle de maladie auto-immune car c’est le système de défense immunitaire de l’individu qui se retourne contre l’organisme lui-même.

- Pourquoi a-t-on la SEP ? 
Le déclenchement de la sclérose en plaques est le résultat de facteurs d’environnement (situation géographique, climat, virus…) et propres au sujet (génétique, système de défense particulier…). L’association de ces facteurs permet le déclenchement de la maladie.Ce n’est pas une maladie héréditaire.

- Comment s’exprime la SEP au début ? 
Selon la zone du système nerveux central atteinte, les premiers signes de la maladie peuvent être oculaires (baisse de la vision) ou mêmes moteurs (faiblesse musculaire d’un membre). Plus rarement, la maladie se déclare par des troubles de la coordination des mouvements, des troubles de l’équilibre ou des troubles urinaires.

- Comment ça évolue? 
L’évolution de la sclérose en plaques se fait par des poussées correspondant à des nouveaux signes neurologiques pendant plus de 24 heures. Après la période de poussées, succède un phase chronique progressive, le plus souvent sans poussées surajoutées. Plus rarement, la sclérose en plaques peut débuter par une phase progressive d’emblée sans poussée préalable.

-Comment fait-on le diagnostic ?
Le diagnostic de la sclérose en plaques se fait avec la succession de poussées étalées dans le temps, avec une atteinte en différents endroits du système nerveux central (par exemple : atteinte de la moelle + atteinte oculaire). L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de visualiser les plaques au sein du système nerveux central. La ponction lombaire qui recueille le liquide céphalorachidien met en évidence l’inflammation du système nerveux central.

- Comment soigne-t-on les poussées ?
Lorsqu’une poussée survient, des corticoïdes sont perfusés pendant quelques jours pour accélérer la récupération neurologique.

- Peut-on attendre des traitements de fond de la SEP ?
Des immunomodulateurs tels que les interférons béta ou l’acétate de glatiramère ont été les 1ers médicaments utilisés. Ainsi les interférons Béta permettent de réduire les excès du système de défense (ou système immunitaire) qui s’est mis à attaquer les propres éléments du système nerveux central du malade. Ils sont d’autant plus efficaces qu’ils sont prescrit tôt dans la maladie.
L’acétate de glatiramère, quant à lui, agirait comme un leurre de la myéline.
Désormais il existe une gamme d’immunomodulateurs et d’immunosuppresseurs plus efficaces.

- Comment soigne-t-on la maladie au long cours ? :
La prescription au long cours des interférons B comme de l’acétate de glatiramère permet une réduction de la fréquence des poussées et un ralentissement du risque de handicap à long terme. Ces traitements exigent une surveillance du neurologue notamment de l’arrêt.

- Peut-on traiter les complications ?
Pour la qualité de vie du malade et pour éviter des complications de la maladie, il est nécessaire de prendre en charge (avec le ou la neurologue) les éventuels troubles urinaires (avec des médicaments ou des sondages, de la chirurgie…), la spasticité (raideur des membres) par des médicaments ou de la kinésithérapie, la fatigue par un soutien psychothérapique ou par des médicaments et enfin la dépression par des traitements adaptés.

- Que peut-on attendre de la recherche ?
La recherche est très active, beaucoup de nouveaux médicaments sont évalués. Les traitements actuels sont en cours d’amélioration. Enfin, les techniques de remyélinisation, de protection des cellules nerveuses sont en cours de mise au point »

(Sources : extrait du Livret imagé de la SEP, par le Professeur Moreau, service de neurologie du CHU de Dijon, présenté sur le site internet www.sclerose-en-plaques.apf.asso.fr/« , site sclérose-en-plaques.apf;  site resep-paysdeloire.org ; site arsep.org; site du Ministère des Solidarités et de la Santé )


Lieux médicaux de consultations sur la Sclérose en Plaques et réseaux de santé
Information sur la Sclérose en Plaques

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